Prière pour aller au paradis avec les ânes

Auteur : Francis Jammes

Les vaches rouges, 12/04/2008

La mort de Margot

Margot est une pie à qui l’on a rogné les ailes et qui vit captive dans une salle d’auberge.

Les vaches rouges, 12/04/2008

Les chats du marché Saint Pierre

Madame Ferrari m’a demandé de descendre dans une cave dans le marché pour voir s’il y avait des chats dedans.

Plusieurs semaines plus tard, le vendredi 4 avril, j’ai réussi à être au marché en même temps que le propriétaire de la cave. Il a ouvert la cave de l’intérieur, et m’a laissée descendre seule. Je n’ai trouvé ni chat mort ni vif, mais cela ne veut rien dire. La cave est profonde, et pleine de déchets. Des cadavres pourraient très bien être cachés derrière un matelas pourri. Le seul cadavre que j’ai vu c’était celui d’un petit oiseau, un moineau, près de l’ouverture extérieure.

Le problème ici, c’est qu’il n’y a pas de porte. Le propriétaire a placé des morceaux de bois pour bloquer l’entrée. Un moineau peut passer à travers cette barrière, mais pour sortir c’est moins sûr. Quant aux chats, je ne sais rien. Est-ce qu’il y avait un chaton enfermé dans la cave quand le proprio a construit la barricade ? Tout ce qu’on sait, c’est qu’une femme bien intentionnée a attrapé un « gros chat » qui était peut-être la maman du petit, s’il existait. Nous ne savons pas plus, parce que le gros chat est tellement en colère qu’elle ne peut pas le toucher, donc on ne sait même pas si c’est une femelle allaitante.

A Clermont-Ferrand il y a une association protectrice des animaux (APA) qui gère un refuge où des chats et chiens sont vendus au public. (Pour savoir ce qui arrive aux non-vendus, demandez à quelqu’un d’autre). Beaucoup de femmes qui nourrissent les chats de la rue sont membres de cette association. Pourquoi l’association ne les aide pas à se battre pour ces animaux martyres ?

Dans le cas du propriétaire de la cave que j’ai visitée, il devrait mettre une vraie porte à l’ouverture vers la cour. Comment l’obliger à le faire ?

Ceci n’est pas un rapport. C’est plutôt un cri de désespoir et un peu de rage.

Jane Hendy

Les vaches rouges, 7/04/2008

Photos d’une famille adoptive dans l’Ohio

Elle a adopté ce petit gars car sa maman ne pouvait pas s’occuper de lui. Il avait les yeux fermés, mais maintenant ils sont ouverts. Il est juste un peu plus gros que les autres chiots. Elle aime ce petit bonhomme plus que les autres chiots, et elle l’a soigné jusqu’à ce qu’il retrouve la santé. Il est toujours le chiot le plus propre parce qu’elle le lèche tout le temps.

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Les vaches rouges, 10/03/2008

Les chats menacés de mort lente à Clermont-Ferrand

Lettre ouverte - 26 mai 2007

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la nourriture des chats abandonnés

Sur le site d’un hôpital désaffecté en cours de réabilitation, de nombreux chats se retrouvent privés de l’attention que leur apportait la présidente de l’association Cœurs de chats clermontois.

Alors que cette dernière se battait depuis quelques années pour stériliser et sauver les chats qui vivaient dans ce gigantesque bâtiment, la récente intervention de la DRAC lui en interdit l’accès.

Cette lettre est un appel du cœur pour alerter les autorités locales à trouver une solution pour sauver ces chats.


Vous trouverez également en lien sur cette page deux lettres rédigées au nom des vaches rouges à destination du maire de Clermont-Ferrand et de la DRAC.

Pièces jointes


Lettre ouverte

Lettres au maire et à la DRAC
Les vaches rouges, 29/05/2007

Le condamné à mort

Un texte de Josée Barnerias

Je tiens cette histoire d’une amie, qui l’a vécue et qui me l’a racontée. Elle m’a particulièrement bouleversée, parce que je sais qu’elle est loin de représenter un cas isolé.

C’est l’histoire d’un grand chien blanc, superbe et plein de vie, une vie qu’il a dû quitter à cinq ans. Parce qu’il a été condamné à mort.

Depuis son plus jeune âge, ce dogue argentin vivait dans un camion transformé en caravane, avec un jeune homme sans travail, sans argent. Il était toujours enfermé là, avec une compagne de la même race que lui et du même âge. Pendant des années, le seul droit qu’on leur accordait c’était de se reproduire, et de se reproduire encore. Lorsque la chienne avait donné naissance à une portée, celle-ci était vendue, et on attendait la suivante. C’était un revenu substantiel qui venait s’ajouter au RMI du maître des deux chiens. Un jour, le jeune homme a confié le chien à sa mère. Celle-ci se promenait avec lui lorsqu’ils ont croisé un rottweiller. Le grand chien blanc a attaqué. La femme a voulu intervenir, et il l’a mordue cruellement au bras.

Ensuite, l’affaire s’est envenimée. La justice, je ne sais ni comment ni pourquoi, s’en est mêlée. A la mi-octobre, le grand chien blanc a été saisi par la police qui l’a déposé dans un refuge, celui-là même dont s’occupe l’amie qui m’a raconté cette histoire. Au début, les gens du refuge, sans avoir vraiment peur de ce chien, étaient prudents avec lui. Il s’est montré tellement gentil, tellement tendre, tellement intelligent, que tout le monde s’est mis à l’aimer. C’était probablement la première fois qu’on lui témoignait un peu d’affection. Il semblait heureux. On ne voulait pas penser à l’avenir. Les juges, la police, cela était loin. Le grand chien blanc était en sécurité au refuge.

Et puis un jour de décembre, les policiers sont revenus, porteurs d’un message : le grand chien blanc devait être exécuté le lendemain, entre 15 heures et 16 heures, très précisément. Le juge, sans vraiment savoir, sans jamais avoir rencontré le chien, avait signé la sentence de mort. Ca n’était qu’un chien. Rien ni personne ne pouvait empêcher l’implacable justice de faire son sale boulot. Alors, le lendemain, dès midi, la mort dans l’âme, les gens du refuge ont donné beaucoup de tranquillisants au grand chien blanc, qui ne savait pas qu’il allait partir là où l’attendaient peut-être tous les innocents du monde. On l’a réconforté, on l’a accompagné. Le vétérinaire lui a fait une piqûre qui l’a profondément endormi, et puis une autre, qui l’a tué. Mon amie me disait : « C’est une colombe, c’est un ange, qui est parti. Jamais je ne pourrai l’oublier. »

Elle avait mal d’avoir dû participer à cette tuerie, comme moi aussi j’ai mal aujourd’hui de raconter cette histoire bête, qui dit tout de l’innocence des uns, de la cruelle inconscience des autres. La peine de mort a été abolie… Pas tant que cela.

Quant à l’ancien maître du grand chien blanc, il n’a pas été inquiété. La chienne blanche est toujours avec lui. Jusqu’à ce que, lorsqu’elle sera incapable de donner davantage, on l’envoie rejoindre son ancien compagnon… Dans l’indifférence générale.

Les vaches rouges, 13/12/2006

Lettre au sujet des « captures » de chats en divagation

À M. Maurice Barreyre, Maire de Brassac-les-Mines

Les vaches rouges, 15/07/2006

Divagation des chats et chiens

Texte diffusé par la Montagne pour la municipalité de Brassac-les-Mines

De nombreux Brassacois se plaignent de la présence de chats errants. La commune est régulièrement confrontée à ce problème, qui lui coûte cher. En effet, les animaux trouvés doivent parfois être amenés chez le vétérinaire et il incombe à la commune de régler la facture. Face à ce problème récurrent, la commune se voit dans l’obligation d’agir. Dans les prochaines semaines, ses services procèderont à des captures de chats et de chiens manifestement en état de divagation. Il est donc demandé aux propriétaires d’animaux de ne pas les laisser divaguer.

Est considéré en état de divagation tout chat non identifié trouvé à plus de 200 mètres des habitations ; trouvé à plus de 1.000 mètres du domicile de son maître et qui n’est pas sous la surveillance immédiate de celui-ci ; dont le propriétaire n’est pas connu et qui est saisi sur la voie publique. Selon l’article I.211 du Code rural, un chat errant est présumé constituer une gêne, un danger possible même s’il n’a encore blessé personne. Il est rappelé qu’il est interdit de nourrir un chat qui ne vous appartient pas. Si une personne a subi un préjudice, il est conseillé de porter plainte. Les propriétaires d’un chat en état de divagation encourent une contravention, qui peut atteindre 150 euros d’amende, à laquelle doivent s’ajouter les frais de fourrière si le chat est capturé. Bien entendu la divagation des chiens est, elle aussi, interdite.

 

Association Les Vaches Rouges

Les vaches rouges, 15/07/2006

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